La constance de l'âge
J’ai ton âge
Comme j’en ai celui du soleil.
C’est dans l’analyse de mes cartilages
Composés des atomes éternels
Que j’ai compris les dimensions de cette merveille
Qu’est mon corps à travers le temps.
C’est la composition de ma carcasse et de mes os
Qui me fait dire que comme mes ancestraux
Je suis vieux et heureux,
Et que comme toi, je suis jeune et heureux.
Les accessoires de mon corps, mes viscères,
Mes reins et mes artères en vertu de l’air
Que je respire et les aliments qui me fortifient
Déterminent la puissance de mes capacités
C’est ainsi qu’aujourd’hui en toute humilité
Je revendique d’avoir l’âge de l’humanité.
A vingt ans jusqu’à quatre vint dix ans, oui,
Messieurs, je ne revendique plus
L’âge de mes papiers qui hier nous a plu
Parce que j’avais un autre air
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Et qui aujourd’hui nous a déplu
Toujours au nom des apparences. J’ai dit
A toi, qui que tu sois, que j’ai toujours ton âge
J’ai aussi l’âge de la terre
Aussi bien celui de l’Univers
Tout comme l’éternité
C’est à croire que je suis heureux.
A tous moments, aujourd’hui comme hier
Je portais toujours bien mon âge
J’exhibe devant la société
Mes papiers d’identité
Avec le sceau de l’éternité.
Nous sommes l’espèce qui n’a jamais eu d’âge
Nous n’avons eu que des saisons
Nous ramenant toujours au nouvel âge
Comme un refrain de notre chanson.
Mon âge ressemble à un adage.
Michaud MICHEL 12-01-2005
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