LE CALME DE MON VILLAGE

J’ai perdu
La fraîcheur douce
Dans la couche fine
Du brouillard qui monte,
Quand le soleil vient
Déchirer le voile mince
De l’aurore pour pénétrer le jour,
Le charme du petit matin

J’ai perdu, oh, mon Dieu !
Au milieu de la cohue
De la grande ville
Le vol des tourtereaux,
Le chant des oiseaux
Et les murmures grinçants
Des cigales qui n’ont pas eu
De cesse de dire :
Aujourd’hui, c’est l’été.

 

Mais et toi qui oublies
Que les grèves rocailleuses
Des ruisseaux
Les bordures sablonneuses
Puis, l’eau claire
Des rivières
T’attendent toute la journée
Pour célébrer en féerie
Dans la couche romantique
Du paysage fleuri
D’hortensias et de dahlias
En dégustant le nectar
Des mangues et de l’ananas
Dans le frôlement paisible
De la brise d’été

 

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