Les Chemins De La Vie
Je viens de loin
Je viens de rien
Mes yeux portent la lumière
Et mes pieds foulent la terre
L’existence étant rêve et néant
Subtile combinaison des quatre éléments
Est engendré l’être humain
Au milieu d’un grand jardin
As-tu vraiment vu la lumière ?
Sans doute as-tu compris le mystère
Qu’étant venu de rien
Il restait pourtant un souvenir lointain
Je marchais au creux du néant
Rampant, je monte indéfiniment dans le temps
Où donc s’éparpille le fluide
Qui s’épande sans guide
Dans la sphère mystique
De notre univers cosmique ?
Monter, laisse-moi remonter vers le lointain
Laisse-moi tenter de toucher ce point
Ce point impalpable, indéfinissable
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Ce point sans lequel rien n’est valable
Le point où se tient l’inestimable
Oh ! Laisse-moi l’approcher
Car, c’est là la limite de toutes vérités
Je monte avec le gouffre ionique
Dans la fuite vertigineuse et mirifique
De ce qui n’a pas de nom
Si ce n’est proton, neutron ou électron
Les filières par où passe la vie
La vie venant de la nuit
Qui se confond au néant
La source de tous les temps :
Passé, présent et avenir
Vestiges du dernier souvenir
Là où siège l’Ultime : la Beauté
Michaud Michel
Beauté ne rime ici avec rien
Car Beauté n’est autre que Beauté
Suprême valeur dans l’étreinte éternelle
du connu et de l’inconnu
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